Je vous propose un nouveau pas à pas fait d'après une vue de Semur-en-Auxois.
mardi 21 juin 2016
lundi 30 mai 2016
Architectures du Marais
De retour d'un stage de dessin dans les rues du Marais à Paris. Nous nous sommes intéressés, pendant deux jours (pluvieux), aux belles architectures des hôtels de Lamoignan, Soubise, Carnavalet, Sully... et bien sûre à la magnifique place des Vosges, chef d'oeuvre de Louis Métezeau (architecte de la grande galerie du Louvre).
Voici quelques exercices traités pendant ce stage.
Le dessin est un jeu de lignes. Pour pouvoir avancer, il est important
de se sentir à l’aise avec le tracer ; avec le geste. Essayez, pour
commencer, de traduire un sujet à partir d’une seule ligne. Cette ligne
continue que l’on tisse va créer le lien entre toutes les parties du dessin.
Promenez votre regard sur la façade et essayez de traduire le cheminement de ce
dernier à l’aide de votre trait. Travaillez la ligne claire, c’est-à-dire une
ligne continue sur laquelle vous ne repassez jamais. Pour cet exercice ne vous
souciez pas des proportions. Il s’agit pour l’instant d’apprendre à établir un
lien entre l’œil et la main.
La première chose à faire lorsque
l’on esquisse une façade est de traduire les grandes lignes de sa composition. Il
s’agit donc de saisir le rapport hauteur/largeur de la façade, puis les rythmes pleins/vides. Dans un second temps, nous portons notre attention sur la
modénature. Enfin nous pourrons nous intéresser à l’ornementation. Ces trois
degrés de lecture vont déterminer le choix de notre échelle de représentation.
Si nous décidons de ne traduire que les grandes lignes (proportions de la
façades, composition et rythmes), une petite esquisse suffira. Si nous souhaitons
aller plus loin et raconter la modénature (frontons, pilastres, entablement…)
un plus grand dessin pourra être judicieux.
Exprimez un sujet par son contour, en portant toute votre attention sur la qualité
de la ligne. Veillez à traduire un maximum d’informations à travers cette seule
ligne. Dans ce cas, raconter le motif ornemental peut revenir à dessiner les
vides qui se ménagent autour du motif. Il s’agit en clair de dessiner en
négatif. La forme du vide est moins complexe à la lecture que celle du plein,
donc plus simple à traduire. C’est après avoir placé les masses que nous pouvons
esquisser le contenu de des formes pleines.
Habillez ensuite cette ligne en y attachant quelques éléments. Elle
constitue la colonne vertébrale du dessin. Cette première ligne structure le
dessin et porte toutes les parties qui l’habitent. Poursuivez le dessin en
continuant de lier les différentes parties. Cette méthode vous invite à ne pas
vous attarder sur un motif (au risque de lui donner trop d’importance), mais plutôt
à circuler d’un élément à l’autre en promenant votre regard. Veillez à ne pas
trop vous éloigner de votre ligne de départ et laissez votre dessin s’éteindre
progressivement.
La fausse perspective est un bon moyen de contourner la difficulté en
s’affranchissant de la perspective. Nous pouvons ainsi donner l’illusion d’une
perspective en superposant plusieurs plans (procédé des films de Walt Disney).
Dessinez une façade en élévation (en deux dimensions), puis placez quelques
personnages (ou autres objets) devant cette dernière. L’effet est immédiat.
Voici quelques exercices traités pendant ce stage.
1- Pour commencer
2- dessiner une façade
3- Ligne et forme
4-A propos du cadre
Le
cadre figure l’environnement dans lequel s’inscrit le sujet traité. Il nous
permet de mettre ce dernier en situation. Deux approches peuvent être
envisagées :
- Improviser le cadre : Construire
une bordure dans laquelle s’inscrit le sujet. Le cadre vient ici figurer un
fond, sur lequel se détache le sujet. Il donne de la profondeur au dessin, en
proposant un arrière-plan. C’est ici à vous de déterminer les limites du dessin.
(Dessin de gauche)
- Cadrage naturel : Utiliser
les éléments du décor pour construire le cadre. La méthode précédente, la plus
courante, nous laisse le choix du cadrage. Face au paysage, il s’agit pour nous
d’extraire une partie pour en donner une citation. Le cadrage naturel nous
épargne cela. Il s’agit de choisir un morceau de paysage s’inscrivant dans les
limites d’un cadre qui nous est offert par notre environnement : une
arcade, une fenêtre, un porche, un morceau de paysage pris entre deux
immeubles… Les
propositions
de ce type sont infinies dans les rues d’une ville… encore faut-il les voir.
5- Dessiner le ciel
Nous allons à présent essayer de
porter un regard particulier sur notre environnement. Je vous invite ici à
regarder l’architecture par ses contours. La ligne la plus évidente à suivre
est celle qui se détache sur le ciel. Cette lecture nous invite à ne plus
regarder la ville comme une accumulation d’éléments indépendants, mais comme un
tout. Nous nous trouvons face à une masse unique dont nous essayons de saisir
le contour.
Essayez de dessiner une ligne de
ciel. Commencez par des sujets simples. Observez par exemple un morceau de
toit. Une ligne unique va vous permettre de tisser un lien entre toutes les
parties d’une part (cheminées, lucarnes, pans de toits…), entre tous les
plans d’autre part (pour des sujets plus complexes).
6- Une ville peuplée
Il est important de placer
quelques personnages dans nos croquis de ville. Ils animent l’image et peuvent
accentuer les effets de profondeur.
La perception que nous avons de
notre environnement change en fonction de notre position dans l’espace. Notre
ligne d’horizon et une ligne horizontale imaginaire située à hauteur de nos
yeux. Admettons pour ce qui suit que
tous les passants font notre taille, et voyons ce qu’il se passe en fonction de
notre position.
-Dessin 1 : Si je suis assis.
Mon regard est au niveau du nombril des passants. Tous les nombrils seront donc
alignés sur ma ligne de regard.
-Dessin 2 : Si je suis
debout, mon regard est au niveau du regard des passants. Toutes les têtes
s’alignent donc sur ma ligne de regard. Les pieds remontent progressivement
pour se rapprocher de la ligne de regard.
-Dessin 3 : Si je suis
couché, mon regard est au niveau des pieds qui s’alignent tous sur ma ligne de
regard.
7- A propos de la fausse perspective
8-jeu de plans
Voici un pas à pas qui illustre
les grandes lignes de tout ce qui vient d’être dit.
-dessin 1 : Commencez votre dessin en traçant la ligne de ciel.
-dessin 2 : Essayez ensuite de traduire le contour des
différents plans, en vous appuyant toujours sur la ligne de départ
- dessin 3 : Remplissez l’arrière-plan en essayant de ne pas
l’encombrer. Pensez que le premier plan devra être plus détaillé.
- dessin 4 : Garnissez ensuite le premier plan de détails.
Pensez à placer des personnages à différents plans afin de donner plus de
profondeurs au dessin. Plus il y aura de plans, et plus votre dessin paraîtra profond.
mercredi 11 mai 2016
Dessiner le paysage
Ligne et forme
Exprimer un sujet par son contour, en portant toute l’attention sur la qualité de la ligne. Veiller à traduire un maximum d’informations à travers cette seule ligne. On peut ainsi, en une ligne, exprimer le profil d’un personnage, d’une architecture ou d’une ville.
Cadrer
Le cadre figure l’environnement dans lequel s’inscrit le sujet traité. Il nous permet de mettre ce dernier en situation. Deux approches peuvent être envisagées :
- Improviser un cadre en construisant une bordure dans laquelle s’inscrit le sujet (dessin 1).
- Utiliser les éléments de l’environnement pour construire un cadre (dessin 2).
3- hachurer
La hachure nous permet de traiter l’ombre et la lumière. Elle nous permet aussi par un jeu de contraste de distinguer les différentes parties d’un dessin. En hachurant le fond, on peut par exemple donner plus de valeur à la silhouette d’un sujet, au profil d’un visage... La hachure peut se décliner de multiples façons : petits traits, lignes parallèles ou croisées, ondulations, points…
4- Construire le paysage
Démarrer par la ligne se détachant sur le ciel. Cette première ligne nous permet d’assurer un lien entre les différentes parties du paysage. Par une même ligne sont ainsi évoqués plusieurs plans. En continuant de travailler les contours, construire les différents plans. Un dessin exécuté à petite échelle nous invite à limiter les détails, au profit des plans et des formes.
5- échelle de représentation
Le dessinateur décide de l’échelle de son dessin en fonction de ce qu’il souhaite raconter. Essayer de traiter un même sujet à différentes échelles. Retirer de l’information, au fur et mesure que diminue le dessin.

6- perspective atmosphérique
La perspective atmosphérique est une technique consistant à donner progressivement aux plans la couleur de l’atmosphère au fur et à mesure qu’ils s’éloignent de notre œil. On utilisera les couleurs chaudes aux premiers plans, et les teintes froides sur les plans plus reculés. Il est important de jouer sur la teinte d’une part, sur les valeurs d’autre part. Les premiers plans devront être plus contrastés.
lundi 29 février 2016
Mithridate... dessins d'un opéra
En janvier dernier le théâtre des champs Elysées, à Paris, m'a invité à suivre les répétitions de l'opéra de Mozart, Mithridate, mis en scène par Clement Hervieu-Leger, et dirigé par Emmanuelle Haïm.
Au "casting" figuraient notamment, Patricia Petibon, Sabine Devieilhe, Michael Spyres, Myrto Papatanasiu...
J'ai donc eu la chance de vivre le spectacle de l'intérieur. Les répétitions étaient portées par un metteur en scène (clément) détendu et précis, très à l'aise avec ses chanteurs et musiciens. Le spectacle était à chaque fois différent. Sorte de mise en abyme, ou le metteur en scène, la régie, et toute l'équipe prenait part à la pièce. Seul spectateur, sagement installé dans un coin du studio, je n'en perdais pas une miette. J'ai pu ainsi percevoir les sensibilités et les humeurs de chacun au gré des répétitions, et sentir comment chaque chanteur entre progressivement dans la peau de son personnage.
L'apothéose fut pour moi la pré-générale. Placé aux premières loges, j'ai pu, pendant trois heures, dessiner en continu en suivant le rythme du spectacle... Un instant inoubliable.
Je remercie infiniment, isabelle, pierre, clément, Emmanuelle, et tout ceux qui m'ont permis de vivre ces moments que je n'aurais même jamais osé rêver.
L'aventure se termine, restent les souvenirs et une longue série de croquis dont en voici un florilège... En attendant de pouvoir réitérer l'expérience...
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